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INCIDENCES D'UNE EMBOUCHURE

 

 

 

Avant de se poser la question de l'équitation avec ou sans mors, il faut d'abord prendre en compte différents paramétres, qui trouvent réponse dans la connaissance de la conformation de la tête des équidés (cavité buccale comprise naturellement).

 

De la position de la tête, dépend l'alignement correcte de la denture des équidés. En effet, lorsque celuici a la tête au sol (pour se nourrir par exemple), l'ensemble de ses dents sont au contact de leurs antagonistes.

 

En revanche, lorsque sa tête est relevée (mangeoire en hauteur ou lors de la monte par exemple), un décalage naturel  des arcades se produit, de type bec de perroquet. L'incidence est qu'un blocage au niveau de l'ATM (articulation temporo mandibulaire) se produit, causant des douleurs incontestables. Ce port de tête est souvent accentué lors de défense à l'embouchure.

 

La tête et la cavité buccale, connaissent un réseau trés développé de nerfs, permettant d'envoyer vers le cerveau, différents messages, et naturellement des informations relatives à une douleur qui peut être très violente, et qui se traduira par des réactions anormales de l'équidé ou des manifestations qui peuvent paraitre annodines.

Il est important de savoir que le nerf trijumeau (desservant la cavité et la face, divisé en  3 branches) est extrémement ramifié et donc pourra conduire des névralgies, et ce en un point éloigné de la source de la douleur (sommet du crâne, oreilles, cervicales...).

 

nerf trijumeau
nerf trijumeau

 

 

Les principales manifestations:

 

- syndrome du headshaking: le cheval encense ou bât à la main

 

- cheval qui refuse la prise du mors, craint le toucher des oreilles...

 

- cheval qui s'encapuchonne

 

 

 

Du point de vue des embouchures, certes certaines peuvent être de véritables instruments de torture, mais en final il y a toujours la main du cavalier ou du meneur qui va accentuer les effets de la dite embouchure.

 

A titre d'exemple, avec un mors brisé, outre la pression exercée sur la mandibule, l'action de main viendra faire remonter en "chapeau chinois" la brisure du mors, qui viendra se loger dans les tissus mous du palais.

La réaction à cette situation sera que l'équidé lèvera la tête afin de se soustraire à cette douleur (du moins lorsqu'il le pourra, en l'absence de martingale ou tie down, ou tentera de passer sa langue entre le mors et le palais afin d'atténuer cette souffrance.

 

Contrairement aux idées reçues, lorsque l'équidé produit une salive abondante, ce n'est pas signe de confort, de jeu ou de décontraction de la bouche, mais simplement il s'agit d'une réaction à l'embouchure et il évacue l'éxcédent salivaire en ouvrant la bouche afin d'éviter de s'étouffer.

 

 

Cette page n'a pas été réalisée dans le but de vous convertir à l'équitation sans embouchure, mais simplement de vous éclairer sur l'hypersensibilité de la bouche d'un équidé afin que les actions soient mesurées, cohérentes et réalisées dans le respect de l'animal.

 

Différentes études ont été réalisées, dont la plus célébre celle du Docteur Robert COOK, vétérinaire Britannique: "METAL IN THE MOUTH" qui met en relief la contrainte des embouchures et les intéractions avec le système respiratoire.

 

Cette vidéo a pour but de mieux comprendre l'action d'une embouchure et les incidences de cette dernière. A visionner sans modération !